La plupart des refontes démarrent par une insatisfaction visuelle : le site fait daté, il ne ressemble plus à l'entreprise. C'est une raison valable, mais c'est un mauvais point de départ, parce qu'un site qui déplaît peut très bien être celui qui vous amène vos clients.

Refaire sans mesurer, c'est risquer de jeter ce qui marchait. Beaucoup d'entreprises ont vu leur trafic s'effondrer après une refonte réussie sur le plan graphique. Voici l'ordre dans lequel nous abordons le problème.

Mesurer avant de redessiner

La première étape ne produit aucune image. Elle consiste à établir ce que fait le site actuel : quelles pages reçoivent du trafic, sur quelles requêtes, lesquelles génèrent des demandes de contact, et où les visiteurs abandonnent. Sans ces données, toute décision de refonte relève de l'intuition.

Cette photographie sert de référence après la mise en ligne. C'est elle qui permettra de dire si la refonte a amélioré les choses, ou seulement changé leur apparence. Sans point de départ mesuré, on ne peut plus qu'espérer.

Identifier ce qu'il faut absolument conserver

Certaines pages sont des actifs. Une page qui se positionne depuis des années sur une requête utile a accumulé une ancienneté et des liens entrants que rien ne remplace rapidement. La supprimer, ou changer son adresse sans le dire aux moteurs, revient à repartir de zéro sur cette requête.

Il faut donc dresser l'inventaire des adresses existantes avant de toucher à quoi que ce soit. Celles qui disparaissent devront être redirigées vers leur équivalent le plus proche, en redirection permanente, pour que l'ancienneté et les liens soient transmis à la nouvelle page.

Distinguer ce qui se garde de ce qui se reconstruit

Une refonte n'est pas nécessairement totale. Il arrive que le problème réel tienne à trois pages mal structurées et à un temps de chargement, auquel cas refaire l'ensemble est une dépense évitable. À l'inverse, un socle technique abandonné par son éditeur ou truffé d'extensions non maintenues ne se rattrape pas : il se remplace.

C'est précisément ce que tranche un audit. Notre rôle est de vous dire lequel des deux cas est le vôtre, même quand la réponse réduit le projet, parce qu'une refonte inutile se paie deux fois : une fois maintenant, une fois quand le vrai problème resurgit.

Préparer la bascule sans perdre son référencement

Le jour de la mise en ligne concentre les risques. Le plan de redirections doit être en place avant la bascule, pas après. Les pages doivent être accessibles aux moteurs, la nouvelle structure déclarée dans un plan de site, et les adresses canoniques vérifiées une à une plutôt qu'échantillonnées.

Dans les semaines qui suivent, on surveille : erreurs d'exploration, pages qui perdent leur position, redirections oubliées. Une refonte se juge à trois mois, pas le lendemain, et c'est justement pour cela qu'il faut avoir mesuré avant.

Questions fréquentes

Vais-je perdre mon référencement en refaisant mon site ?

Pas si les adresses existantes sont inventoriées et redirigées correctement, et si la structure des contenus qui fonctionnent est préservée. Les pertes observées après une refonte viennent presque toujours d'un plan de redirections incomplet, pas du changement de design.

Peut-on garder les contenus existants ?

Oui, et c'est souvent souhaitable pour les pages qui se positionnent déjà. Une refonte est en revanche une bonne occasion de réécrire les pages qui ne reçoivent aucun trafic : leur contenu actuel a fait la preuve qu'il ne répond pas à une demande.

Faut-il tout refaire d'un coup ?

Pas toujours. Selon la taille du site et l'urgence, une refonte peut se dérouler par lots, en commençant par les pages qui pèsent le plus dans votre acquisition. C'est un arbitrage que l'audit permet de poser sur des chiffres.